En France depuis lundi, pour un séjour de près d’une semaine, le président Ghanéen Nana Akufo-Addo, a regretté le manque de solidarité des pays de G20, à l’égard de l’Afrique, lors du sommet pour l’adaptation de l’Afrique au changement climatique, tenu en septembre à Rotterdam.
Arrivé en France lundi et en attendant son tête-à-tête avec le président Emmanuel Macron, Nana Akufo-Addo a été fait docteur honoris causa par l’université de la Sorbonne, en reconnaissance de son engagement. Le chef d’Etat africain, a, dans la même journée du lundi, adressé un message à ses homologues du G20. Nana Akufo-Addo dit regretter le manque de solidarité des pays de G20, à l’égard de l’Afrique, lors du sommet pour l’adaptation de l’Afrique au changement climatique, tenu en septembre à Rotterdam
« Le sommet pour l’adaptation avait pour mission de mobiliser 25 milliards de dollars d’ici à 2025. C’est beaucoup, certes, mais c’est dérisoire. Eh bien, si dérisoire que cela soit, alors que les pays du G20 sont responsables de 80% des émissions, l’Afrique est repartie de Rotterdam avec des promesses d’engagement à hauteur de 55 000 000 de dollars. En dehors de l’engagement de la Banque africaine de développement de mobiliser 12,5 milliards. Vous avez bien entendu : 55 000 000 pour 54 pays. Cela n’est pas juste, cela n’est pas équitable. Appliquer le principe d’équité, ce n’est pas donner. C’est refuser de prendre un avantage qui ne vous appartient pas. Cela n’a rien à voir avec la charité. ».
Nana Akufo-Addo
L’Afrique, le continent qui paye le plus lourd tribut
Le Centre mondial pour l’adaptation a organisé le 5 septembre dernier, un Sommet sur l’adaptation en Afrique en collaboration avec l’Union africaine, la Banque africaine de développement, le Fonds monétaire international, l’Initiative d’adaptation pour l’Afrique et le Forum sur la vulnérabilité climatique.
Tenue à Rotterdam au pays-bas, la rencontre a réuni les Chefs d’Etats et des gouvernements. Elle a milité pour accélérer le décaissement des 25 milliards de dollars d’investissements d’ici à 2025 devant permettre au continent africain de mieux contrôler sa vulnérabilité climatique.
En effet, l’Afrique est le continent qui émet le moins de CO2 soit 4 %, mais paye le plus lourd tribut. Inondations, sécheresse, des millions de familles souffrent chaque année des perturbations écologiques.