Le Burkina Faso n’a pas rompu ses relations diplomatiques avec la France. C’est la précision apportée par le président Ibrahim Traoré dans une interview accordée à la télévision nationale et Savane médias le jeudi 2 février, précisant qu’il y a simplement eu rupture à la demande du Burkina d’un accord militaire sur la présence des forces spéciales françaises à Ouagadougou.
Le président Ibrahim Traoré a clarifié jeudi, où en sont les relations bilatérales entre la France et le Burkina Faso. Selon les détails fournis par le patron de Kossyam, Ouagadougou n’a pas rompu ses relations diplomatiques avec Paris.
« La fin des accords diplomatiques, non ! », a déclaré le capitaine Traoré ce vendredi 3 février. « Il n’y a pas de rupture des relations diplomatiques ou de haine contre un État particulier », a-t-il ajouté. Selon lui, il y a simplement eu rupture à la demande du Burkina d’un accord militaire sur la présence des forces spéciales françaises à Ouagadougou. « C’est juste un processus qui a été enclenché et ça n’a rien à voir avec la diplomatie ».
« Nous voulons des partenariats gagnant gagnant (…) on ne veut pas de partenariats flous. Il n’y a pas de haine contre un partenaire particulier, ça n’a rien à voir avec la diplomatie. Il s’agit d’un accord sur la présence militaire. Il n’y a pas de rupture diplomatique », a-t-il insisté.
Fin janvier, les autorités burkinabé ont officiellement dénoncé, l’accord de 2018 sur le statut des troupes françaises et demandé le départ de ses dernières. De son côté, la France s’est pliée aux exigences des autorités du Burkina Faso et a annoncé le retrait de ses soldats d’ici un mois.
L’Hexagone a quelques 400 forces spéciales au Burkina Faso où, les manifestations se sont multipliées ces derniers mois contre la présence française, Paris étant taxé d’être de mèche avec les terroristes.