Invité de l’émission Diagonale de Bi News, ce dimanche 03 octobre 2021, le député Orden Alladatin a clarifié ses propos sur la suite à donner à la demande de libération des « détenus politiques » dont Reckya Madougou et Joël Aïvo. Le parlementaire affirme que ses propos ont été exploités autrement pour créer une vaine polémique.
Selon les explications du député de l’Union Progressiste (UP), il avait été sollicité par un journaliste de Jeune Afrique pour répondre à la question portant sur une éventuelle amnistie de Reckya Madougou et Joël Aïvo. « Je lui ai dit que le président de la République ne pouvait pas amnistier dans notre ordonnancement juridique. Il n’y a que le parlement qui puisse amnistier au Bénin », a-t-il clarifié.
Je lui ai dit qu’on ne peut pas envisager une immixtion du Président de la République dans le judiciaire. En le disant, je n’ai rien dit de nouveau. C’est basique et c’est ce qui est partagé en démocratie chez nous.
Orden Alladatin
Selon le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, la sollicitation de l’ancien Chef d’Etat Boni Yayi peut avoir plusieurs issues. « Si ce n’est pas l’amnistie, on pourrait envisager d’autres issues », a-t-il laissé entendre. Mais avant, Orden Alladatin pense que la justice doit faire son travail en toute indépendante.
La grâce présidentielle après le verdict définitif…
Selon Orden Alladatin, la première issue pour Reckya Madougou et Joël Aïvo, c’est le verdict de la justice qui pourrait les déclarer non-coupables. « Il y a la justice qui pourrait déclarer non-coupables les intéressés, la seconde issue c’est que la justice les condamne », a-t-il déclaré.
Si la condamnation devient définitive, après un éventuel appel, le Chef de l’Etat pourrait actionner la grâce présidentielle. « A partir de ce moment, si la condamnation devient définitive, le Président de la République peut user de sa grâce présidentielle », explique le parlementaire.
Par ailleurs, Orden Alladatin s’insurge contre l’attitude de ceux, selon lui, n’ont pas été fidèles en rapportant ses propos, relayés dans Jeune Afrique. Il met en garde et menace. « La prochaine fois, je ne laisserai pas faire… C’est des menaces… Chacun n’a qu’à bien faire son travail », a-t-il dit. Il précise que ce qu’il a dit à Jeune Afrique était lié à l’intervention du Président de la République. « Demander l’ingérence du président de la République dans des procédures judiciaires ? C’est non négociable », avait-il affirmé.
De quoi a t-il peur? Ne peut t-il pas assurer les conséquences de ses propos. Est ce que c’est lui le président Talon que l’ancien président Yayi a fait ses demandes ? Pourquoi il ne peut pas se taire ?
Souvent, quand on veut bien faire, on est enté de mal faire. Quand ce qu’on veut dire n’est pas plus grand que le silence, il vaut mieux se taire. Est-il obligé de se prononcer sur une question qu’il ne maîtrise pas? Le président TALON contrôle lui seul les situation et les utilise pour gérer au mieux ses affaires personnelles.